Le regard de Ghita Skali sur l’battoir
Lundi, 02 Novembre 2009 09:29



A l’image de ce qui s’est effectué aux « Frigos » de Paris, il y a presque une trentaine d’années, Casablanca est en train de vivre une véritable révolution artistique. Nous avons choisi de montrer le regard d’une jeune photographe qui ne fait pas de reportage mais discourt sur ce qu’elle capte à travers son outil de création. Surprenant !

 

 

 

 

 

D’inspiration urbaine, ce soulèvement créateur n’a pu se révéler possible que grâce à la transformation d’un espace, bien connu des Casablancais, les Abattoirs, en « Fabrique Culturelle ». Tout a commencé en 2002, alors qu’intellectuels, artistes, membres d’associations de sauvegarde du patrimoine, et revue d’architecture, ont décidé d’offrir à ce lieu atypique une nouvelle vie. Sur 60 000 m² de terrain, le concept prévoyait la réhabilitation des lieux en une sorte de pôle d’expression urbaine, artistique et culturelle ; ouvert à tous. Situés dans le quartier industriel de la capitale économique, les Abattoirs sont à peine à quelques minutes de la gare ferroviaire « Casa-Voyageurs », et à proximité du port.

C’est donc dans ces bâtiments, au style architectural immortel, datant des années 1920, et au beau milieu des âmes et esprits bovins, caprins et autres que se sont organisées dans un premier temps « Les Transculturelles des Abattoirs ». Les 11 et 12 avril derniers, en association avec la ville d’Amsterdam, où le « Urban Art » est pratiqué depuis plus de vingt ans. Les Abattoirs ont accueilli toutes les formes d’expression visuelle, architecturale, plastique, et sonore, le tout dans une cohésion étonnante.

Artistes sculpteurs, peintres, marionnettistes, graffeurs, chanteurs et même acteurs ont réalisé des performances remarquables, en intérieur ou en plein air, pour le plus grand bonheur des petits et des grands, venus nombreux de tous les quartiers pour découvrir ce premier événement.

Au final, les « Transculturelles » ont rencontré un franc succès. Ce dernier est certainement dû, en partie, à une avidité culturelle méconnue, ou alors négligée jusque-là. Soif de culture, d’art, ou de musique ? La promotion importante et la communication qui ont été faites autour de ce week-end expérimental, ont bien renseigné le public sur le ton urbain et libre, totalement novateur, tout en l’incitant à venir y participer.

Les organisateurs, l’association Casamémoire, ne peuvent être que satisfaits du travail de fond qu’ils ont effectué mais aussi et surtout de ce mouvement qu’ils ont initié. Maintenant que le ton est donné, nous sommes en droit d’espérer, de rêver, d’imaginer et même de proposer mille et une formes de représentation, pour peu qu’elle soit créative, bien sûr.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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