| Evaluation des risques professionnels |
| Mardi, 17 Août 2010 14:52 |
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Evaluer les risques potentiels au poste de travail, avant la survenue d’accidents de travail ou de maladies professionnelles est indispensable pour déterminer des actions de prévention pertinentes. En effet, l’évaluation des risques professionnels constitue une étape clé dans un projet de santé et de sécurité au travail et s’inscrit dans un cadre de responsabilité de l’employeur qui a l’obligation d’assurer la sécurité et la santé de son personnel. Qu’est-ce qu’une démarche d’évaluation des risques professionnels ? L’évaluation des risques professionnels consiste à identifier, évaluer et hiérarchiser les risques afin de décider des actions de maîtrise efficaces. Il s’agit d’une approche structurée qui suit plusieurs étapes. Avant d’entamer cette démarche, il faut s’assurer qu’elle est bien préparée, notamment : La désignation de la personne qui va piloter l’action. La désignation du groupe de travail : En effet, il est fortement recommandé de faire participer à cette démarche un groupe de travail multidisciplinaire (ex. : médecin du travail, personnel technique, responsable des ressources humaines, …). La définition des unités de travail ou le découpage des activités : Il faut identifier toutes les activités de routine, sans oublier les activités ponctuelles ou encore les activités des personnes ayant accès au site, ainsi que les activités transversales qui concernent tout le personnel. A titre d’exemple, on peut citer le danger du bruit dont le périmètre ne se limite pas au poste de travail, mais peut atteindre d’autres salariés, voire même les riverains. Quelles sont les étapes de l’évaluation des risques ? Tout d’abord, il s’agit d’identifier tous les dangers associés aux activités. L’ergonomie du poste de travail, les équipements et les outils utilisés doivent être pris en considération pour déterminer les dangers. On peut citer différents types de dangers, comme : Le danger mécanique qui peut être dû soit à des interventions sur ou à proximité de machines vétustes, sans dispositifs de protection, soit à la conduite d’engins sans autorisation préalable. Le danger électrique, dû en général à des interventions sur du matériel électrique défectueux, réalisées par un personnel non qualifié ou non habilité. Le danger chimique et le danger biologique qui sont souvent dus à la manipulation de produits dangereux sans respecter le port des EPI appropriés. Ensuite, il faut calculer le risque en prenant en compte les trois paramètres suivants : La gravité de l’événement dangereux potentiel. La probabilité d’occurrence de cet événement. Et la maîtrise mise en place au moment de l’évaluation. Celle-ci dépend en grande partie de la réglementation concernant la santé et la sécurité au travail.
La gravité et la probabilité d’occurrence peuvent être aggravées par certains facteurs comme : Le nombre de salariés potentiellement exposés. La formation, la qualification et l’habilitation de ces derniers. la survenue d’incidents dans le passé. Le comportement des salariés : En effet, il s’agit d’un facteur aussi grave que les autres, il peut désigner soit un personnel responsable et respectant tous les règlements de sécurité, soit un personnel ayant des gestes suicidaires pouvant provoquer des accidents tragiques, affectant parfois les autres collaborateurs, voire même les riverains. Enfin, il faut hiérarchiser les risques selon les résultats de l’évaluation, afin de déterminer les priorités d’actions. Pour les risques importants, il est nécessaire de définir le plus rapidement possible des actions de maîtrise pertinentes, ou d’arrêter s’il le faut l’activité concernée, en attendant de mettre en place les solutions appropriées. Comment définir les actions d’amélioration ? L’évaluation des risques n’est pas une fin en soi. Elle permet de déterminer des actions de prévention adéquates et efficaces. Il est recommandé de définir des actions visant à éliminer ou réduire le risque en agissant sur la conception, les méthodes et l’organisation du travail. Le recours aux Equipements de Protection Individuelle ne doit être envisagé que lorsque la protection collective s’avère insuffisante et que toutes les autres mesures de protection sont impossibles à mettre en oeuvre. Il faut autant que possible associer le personnel, qui est le premier concerné, à la démarche et profiter de son savoir-faire et son expérience ainsi que l’impliquer dans le choix des solutions de protection. Une fois que les actions préventives sont décidées, il faut veiller à définir un pilote pour chaque action, les moyens financiers ainsi que le calendrier de réalisation. L’équipe de travail est tenue de mettre à la disposition des salariés les résultats de l’évaluation des risques, notamment les dangers et les risques recensés ainsi que les actions de maîtrise décidées. Un plan de contrôle doit être systématiquement instauré afin de vérifier la mise en oeuvre effective des mesures de prévention et l’application réelle des consignes de sécurité. Est-ce qu’il faut mettre à jour le registre d’évaluation des risques ? En effet, le registre d’évaluation des risques est un document dynamique. Il doit être mis à jour, afin d’observer les nouveaux dangers et les changements de l’exposition des salariés dans le temps, et ceci à chaque modification organisationnelle, ou à chaque intégration d’un nouveau produit ou d’une nouvelle installation ou à défaut tous les ans.
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