| Asmae Allali Bijoutière d'avenir |
| Lundi, 28 Février 2011 16:09 |
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Dès le lycée, elle savait que son métier sera celui-là. Sans hésitations elle s'est lancée dans les études pour parfaire son talent. Elle ignorait qu'elle allait faire carrière et se retrouver plâce Vendôme comme créatrice dès sa première année à Paris.
■ Architecture du Maroc Qui es-tu ? Quel est ton parcours scolaire ? ■ Asmae Allali, Née le 4 octobre 1985. Aujourd’hui à la fin de mon premier cycle d’une école renommée de bijouterie et joaillerie, il me reste encore deux ans avant de terminer mon cursus. J’ai passé mon baccalauréat à Casablanca avant de venir à Paris pour étudier cet art qui me passionne.
■ AM Quelles sont tes passions ? Comment est né ton attrait pour les bijoux ? ■ A.A Petite fille, le dessin, ma passion, ne me suffisait pas. J’avais un besoin, presque viscéral de créer manuellement ce que j’esquissais sur papier. Ma passion pour la bijouterie est née ainsi. Tous les étés, mes cousins et moi organisions des ateliers de « perlage ». À l’époque, mes parents nous achetaient le matériel nécessaire : fils et perles de toutes couleurs et dimensions ont comblé mes vacances. Cependant, au fil du temps, ma passion s’est affirmée et précisée : autodidacte, je découvrais les premières techniques de joaillerie. En effet, je n’ai dès lors jamais cessé de créer, des bijoux simples d’abord, puis plus sophistiqués. Suite aux demandes de mes proches, j’en ai beaucoup vendu. Avec mes petits gains, j’ai réussi à constituer mon propre catalogue et à m’associer à certains défilés de mode. Puis, j’ai été sollicitée par des revues de mode marocaines qui voulaient habiller leurs tenues de mes créations. J’avais alors 17 ans, j’étais encore au lycée et je me décidais enfin à parfaire mon apprentissage par une solide formation parisienne. C’est donc grâce à ma persévérance et à l’appui de mes parents que j’en suis arrivée là…
■ AM Comment définis-tu ta démarche créatrice ? ■ A.A Il est possible de créer de différentes façons. À mes débuts, je me basais essentiellement sur des sensations tactiles, des matériaux, des couleurs et des émotions qui m’ « inspiraient ». Aujourd’hui à l’école et durant mon stage, cela va bien au-delà de l’inspiration. Deux techniques prévalent : le travail peut se faire soit à partir d’un thème, quelques mots qui constituent une ligne directrice pour la création, soit à partir d’une pierre, un diamant, ou autre saphir et améthyste autour duquel s’agence le bijou. Après avoir réussi ma première année à l’école, j’ai eu l’occasion de travailler comme créatrice chez un bijoutier place Vendôme dans le cadre d’un stage. Une expérience très enrichissante qui m’a permis de prendre des responsabilités, côtoyer de vrais professionnels du domaine qui me passionne et surtout réaliser un rêve de petite fille.
■ AM Quelles sont tes ambitions, ta philosophie de vie ? ■ A.A Je voudrais atteindre l’excellence des grands joailliers de référence. Donner un visage nouveau aux bijoux et apporter une touche personnelle dans ce domaine qui conviendra à mon éventuelle clientèle. Mon projet d’avenir n’est pas de faire de la bijouterie marocaine classique, mais au-delà de cela, la moderniser comme le font les grands bijoutiers ; mon but serait de l’unir, la fusionner et la transcender avec d’autres cultures, d’autres techniques et de nouvelles valeurs… Je suis quelqu’un de très positif, je croque la vie à pleines dents et à mes yeux, la bijouterie est le plus beau métier du monde : arriver à transmettre à travers mes bijoux le bonheur et l’amour que j’éprouve à faire ce métier serait pour moi la plus grande des satisfactions et des récompenses. |




