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Programme pour la valorisation durable des Ksour et Kasbah
Jeudi, 30 Avril 2015 10:21

ksour-et-kasbah

 

Le ministre de l’Habitat, Nabil Ben Abdellah, vient de signer le 24 mars dernier lors d’une conférence de presse, une convention avec le PNUD pour le programme d’appropriation et de valorisation durable des Ksour et Kasbah.


Selon un diagnostic établi par le ministère de l’habitat, les 4000 Ksars et Kasbah recensés au Maroc, disposent de 20 000 équipements et abritent 1 million d’habitants. 75% sont abandonnés ou en dégradation très avancée. Cet état alarmant du patrimoine bâti historique du Maroc, en voie de disparition, nécessitait une intervention d’urgence en vue de le préserver et le réhabiliter. C’est dans ce cadre que vient s’inscrire le programme d’appropriation et de valorisation durable des Ksour et Kasbah qui représente l’un des 17 nouveaux objectifs de développement durable du PNUD. Ce programme, estimé à 136 millions de dirhams, vise à enclencher un cercle vertueux qui favorise l’appropriation par les acteurs locaux de la valorisation durable de l’habitat en terre et du patrimoine des Ksour et Kasbah et génère des retombées socio-économiques sur les populations locales, en particulier les jeunes et les femmes.


Le potentiel de développement socio-économique et environnemental que recèle la réhabilitation des Ksour et Kasbah est très divers. D’un côté, c’est tout d’abord un patrimoine tangible (édifices) très adapté au climat et à l’environnement naturel vu son efficacité énergétique. D’un autre côté, les coûts de construction sont moindres, c’est-à-dire de -40% à -50% comparés à ceux des constructions en dur, et avec une grande disponibilité des matériaux locaux sur site. C’est aussi un patrimoine intangible (pratiques et savoir-faire) intensif en main d’œuvre et donc créateur d’emplois.


Plusieurs facteurs sont à l’origine de la disparition des Ksour et Kasbah au Maroc :


• Précarité de l’habitat qui menace ruine
• Population restante faisant partie des plus démunis (les taux de pauvreté rurale dans les régions de Souss Massa Drâa et de Méknès Tafilalet où se situent la plupart des Ksour et Kasbah sont respectivement de l’ordre de 18,3% et de 16,8% (chiffres de 2007)
• Perception négative de l’habitat en terre (le béton, signe de modernité)
• Dégradation de l’environnement (pollution des eaux, manque d’assainissement...)
• Intervention multisectorielle fragmentée en l’absence de structures d’encadrement et de valorisation dédiée ainsi que d’institution, de programme et de financement spécialisés.
La durée de mise en œuvre de ce programme de valorisation, selon le ministre de l’Habitat est de 36 mois commençant dès l’année 2015.


La rédaction

 

Définitions


LE KSAR ou l’irhreme est un ensemble de constructions (habitat et équipements) bâties autrefois par des nomades sédentarisés qui utilisèrent les matériaux à leur portée. Ces constructions, accolées les unes aux autres, forment un habitat compact entouré d’un mur d’enceinte et jalonné de tours de guet.
LA KASBAH est une maison individuelle qui appartenait souvent à des familles aristocratiques de la zone. Les kasbah étaient les demeures fortifiées des seigneurs ; elles contrôlaient les oasis et leurs voies d’accès, servaient de point de ravitaillement pour les habitants du désert et défendaient les caravanes contre les brigands et les pillards nomades. Protégées de remparts avec une seule porte d’entrée, elles forment alors un Ksar.
Les Ksour et Kasbah constituent l’un des éléments architecturaux les plus remarquables des paysages du sud-est marocain. Ils se retrouvent dans les oasis des vallées présahariennes situées dans les régions de Sous Massa Draa, de Meknès Tafilalet, de l’Oriental et de Guelmim Es Smara.


Paru dans Chantiers du Maroc N°127 – Avril 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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