Le Maroc dans le club select
Lundi, 27 Décembre 2010 11:28




La Charte nationale de l’environnement pose, d’abord, des principes, à commencer par le droit pour chaque citoyen à vivre dans un environnement sain et le devoir réciproque de protéger cet environnement.

Au Maroc, le souci de l’environnement n’est pas nouveau. Feu Hassan II, en son temps, était déjà un pionnier de l’écologie, comme en témoigne l’ambitieuse politique des barrages qu’il avait lancée. Dans les années 1990, un observatoire de l’environnement a même été créé. Depuis l’avènement de S.M. le Roi Mohammed VI, le pays s’est efforcé d’enrichir son arsenal juridique en matière de préservation de l’environnement.

L’environnement comme outil du développement. C’est le pari, ambitieux, que veut tenir le Maroc. Depuis l’annonce par le Roi, lors du discours du Trône du 30 juillet 2009, de l’élaboration d’une Charte nationale de l’environnement et du développement durable, c’est tout le gouvernement, mais aussi les entreprises, les associations et les citoyens qui s’y mettent. Conçu comme un projet de société qui nécessite la contribution et l’adhésion de tous, le texte de la charte (voir article ci-contre) existe déjà et est en cours d’amélioration, afin de prendre en compte les résultats des consultations lancées auprès des collectivités locales, de la société civile et des citoyens dans les régions, mais aussi sur le site internet qui lui est dédié.

Depuis dix ans, le royaume connaît un développement dans tous les secteurs : industrie, infrastructures, agriculture, tourisme, mise à niveau urbaine… Autant de progrès et d’évolutions qui ont eu des conséquences néfastes sur l’environnement. Selon le ministère du Commerce et de l’Industrie, la dégradation de l’environnement coûterait, chaque année au Maroc, 13 milliards de dirhams (1,13 milliard d’euros), soit près de 3,7 % de son PIB. La Charte nationale de l’environnement pose, d’abord, des principes, à commencer par le droit pour chaque citoyen à vivre dans un environnement sain et le devoir réciproque de protéger cet environnement. Les pouvoirs publics sont par ailleurs appelés à renforcer le dispositif législatif et réglementaire en matière d’environnement et de développement durable, ainsi que les mécanismes de sa mise en œuvre, de son suivi et de son contrôle. C’est dire que l’ensemble des volets de la charte va donner un coup d’accélérateur inespéré aux différents programmes que mène le secrétariat d’État, notamment en matière d’assainissement, une priorité nationale. Le Maroc affiche en effet un retard considérable dans ce domaine : 600 millions de m3 d’eaux usées urbaines sont aujourd’hui rejetés dans le milieu naturel sans aucun traitement préalable. Le pays vise un niveau de raccordement global au réseau de 80 % à l’horizon 2020 et s’engage à ce que 100 % des eaux usées collectées soient traitées ou valorisées à l’horizon 2030. Coût global du programme : 80 milliards de dirhams (7 milliards d’euros). Du fait de la croissance urbaine, le Maroc connaît un problème accru de gestion des déchets. La seule production de déchets ménagers est estimée à plus de 6,5 millions de tonnes par an (dont 5 millions en milieu urbain), c’est à-dire 18 000 t/jour (soit près de 0,7 kg/hab/jour). Les priorités sont d’améliorer la collecte, dont le taux moyen est de 70 %, d’augmenter le nombre de décharges contrôlées dans toutes les villes et de traquer les décharges sauvages, de professionnaliser la gestion de ce secteur et de développer la filière tri-recyclage-valorisation.

Déjà, les résultats de la lutte contre la prolifération et la pollution des sacs plastiques noirs sont très palpables grâce à la loi interdisant la production des sacs noirs en plastique.

Enfin, l’engagement pour l’environnement et en faveur des énergies renouvelables, notamment le solaire (voir article page ci-contre) doit aussi conduire le Maroc, aujourd’hui dépendant à 96 % de l’extérieur pour son approvisionnement énergétique, à bâtir un nouveau modèle économique. Le pays prévoit notamment de construire, d’ici à 2019, cinq centrales solaires d’une puissance totale de 2 000 MW et d’augmenter la puissance de son parc éolien de 2 280 MW.

Des choix politiques et stratégiques qui font aussi du Maroc un terrain d’investissements et d’expérimentations privilégié pour les nombreuses entreprises étrangères qui travaillent désormais sur les technologies vertes.

Et qui aiguisent l’appétit d’entreprises et de groupes nationaux et internationaux dans tous les domaines - gestion durable de l’eau, des déchets, des énergies renouvelables, etc.

 
sondages

<< >>

sondages
Vous trouvez ce portail ?
 
 
sondages
Méthode de résolution des problèmes : au service de la qualité

Nous publions ici la 2e partie de notre analyse sur le travail des groupes de résolution des problèmes au sein de l’entreprise ma...
 
La démarche de résolution de problèmes au service de la qualité

La recherche de la qualité constitue aujourd’hui un des objectifs primordiaux des entreprises. Il devient chaque jour davantage un...
 
La certification Ohsas 18001 dans les entreprises de BTP

  Les salariés des entreprises du bâtiment et des travaux publics sont les plus exposés aux risques d’accidents de travail et ...
 
Bannière
 
 
 
Copyright © 2010 Archimedia Groupe - site web officiel. Tous droits réservés.