|
Lundi, 23 Juin 2008 01:15 |
C’est dans un contexte national et international difficile que s’annonce la nouvelle présidence d’Abdelaziz Dahbi au sein de l’A.M.R. Avec le nouveau contrat-programme promis pour fin 2008, la concurrence internationale qui s’aiguise et le baril de pétrole à 120 dollars, l’équation s’avère difficile à résoudre. Mais le nouveau président, sans nier les difficultés, semble serein. Le 23 mars dernier s’est déroulée l’assemblée générale élective de l’Association marocaine des Routes (A.M.R.). C’est Abdelaziz Dahbi, directeur général de Bituma, filiale du groupe Delta Holding, qui en est désormais le président. Connu pour ses qualités de dirigeant et son intégrité morale, le nouveau président ne compte pas faire de la figuration. Car cette discrète, mais néanmoins efficace, association a pour principal objectif de défendre la profession qu’elle représente auprès de tous les organismes publics et privés. Il faut dire que les enjeux sont devenus importants cette dernière décennie où le Maroc s’est lancé dans un programme routier et autoroutier très ambitieux. À ce titre, l’A.M.R. est naturellement un interlocuteur privilégié de la FNBTP pour la mise au point d’un 2e contrat-programme, prévu avant la fin de l’année 2008, le premier ayant été, de l’avis unanime, une véritable réussite. Pour ce faire, un plan d’action de l’association a été élaboré sous la récente présidence active d’Abdelaziz Dahbi. Sans perdre de temps, et pour se conformer au règlement intérieur de l’association, trois commissions travaillent en permanence sur des questions touchant les aspects organisationnels, techniques, financiers et administratifs. Car la tâche ne va pas être facile. À commencer par la bataille qu’il faut mener pour la révision du mode de calcul des index de révision de prix. Avec un baril qui a déjà dépassé les 120 dollars, notre économie est gravement impactée et les marchés publics, notamment ceux qui concernent les routes, subissent des variations drastiques. La correcte révision des taux applicables aux bitumes est donc une question de survie ! Mais il y a également l’éternel problème des avances au démarrage des travaux qui mettent du temps à être consenties. Celles-ci grèvent lourdement la trésorerie des entreprises déjà cruellement mises à mal par des libérations progressives de caution qui se font au forceps ! Cette nouvelle présidence tombe à un moment crucial, l’A.M.R. devant faire face à des défis jamais rencontrés jusque-là. Mais il en faut plus pour démonter le nouveau président qui n’hésite pas à affirmer : « On ne m’a pas élu pour faire de la figuration. Le domaine de la route, je le pratique depuis plus de vingt ans ; j’en connais les acteurs et les règles. Nous avons affaire à des techniciens et administrateurs chevronnés et compétents. On arrivera à trouver rapidement des solutions. »
|