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Ingénierie marocaine : état et perspectives
Lundi, 15 Janvier 2007 13:18
     


La 3éme journée de la Fédération Marocaine du Conseil et de l’Ingénierie (FMCI), tenue à Rabat le 14 novembre 2006, a eu pour thème « l’Ingénierie et les grands chantiers du Maroc ». La manifestation a réuni, outre les officiels et les organisateurs, des donneurs d’ordre publics et privés, des professionnels de l’ingénierie, des investisseurs, des associations professionnelles, des représentants de diverses administrations et de la presse Lors de la journée du 14 novembre, le ministre du Transport et de l’Equipement, Karim Ghellab a annoncé que le contrat programme est en cours de finition par son département et a invité les autres ministères et parties prenantes à s’associer à cette réflexion en vue de faire aboutir ledit projet dans les meilleurs délais. Au cours de cette manifestation à glaner des acquis, notamment la création d’un comité consultatif FMCI-INDH et l’étude de la possibilité d’intégrer la fédération au conseil d’administration de l’OFPPT. La séance d’ouverture a été suivie par la cérémonie officielle de signature de la convention de partenariat OFPPT-FMCI par Larbi Bencheikh, président de l’OFPPT et Moncef Ziani, Président de la FMCI et de tables rondes consacrées respectivement à la place de l’ingénierie marocaine dans les programmes d’habitat et d’infrastructure, l’ingénierie et la modernisation compétitive de l’économie marocaine (mise à niveau d’entreprises) et la contribution de l’ingénierie à l’INDH. En effet, la journée a permis d’appréhender les attentes des professionnels du secteur, de débattre du degré d’efficience et de la valeur ajoutée apportées à l’économie marocaine par les bureaux d’études et cabinets conseils ainsi que leur contribution à la réalisation des grands chantiers lancés à travers le pays. Egalement, trouver des réponses aux défis résultant de l’augmentation de la demande traditionnelle aussi bien intérieure qu’extérieure, ainsi que de l’apparition sur le marché de nouvelles opportunités. Les débats ont été dominés par la question de savoir si, en l’état actuel des choses, la profession est suffisamment armée pour faire face aux nouveaux défis qui s’imposent à elles notamment l’augmentation de la demande due au lancement de grands projets par le Gouvernement et l’accélération du rythme de leur réalisation, l’apparition d’une nouvelle demande (environnement, INDH, mise à niveau des entreprises, génie urbain, etc) qui exige de nouvelles qualifications et l’ouverture du pays sur l’extérieur qui impose à notre ingénierie de s’attaquer aux marchés extérieurs et africains et de lutter à armes égales avec les cabinets étrangers. Des défis qui nécessitent des cabinets multidisciplinaires, dotés d’un personnel efficient et expérimenté, volontariste et cherchant à relever les défis. Or, selon les experts, l’ingénierie marocaine souffre de mille maux. Par exemple, émiettement de la profession (65 % des structures sont dirigées par une seule personne), concentration des cabinets existants dans l’axe Rabat-Casablanca et manque de personnel qualifié. A cet effet, l’annonce de la formation de 100.000 ingénieurs à l’horizon 2010 a mis du baume au cœur de plusieurs participants. Egalement, insuffisance des moyens et matériels, les banques sont frileuses pour suivre le développement de la profession, la baisse des prix des prestations et la politique de dumping, … Néanmoins, malgré l’ampleur de ces problèmes, l’assistance était optimiste pour l’avenir de la profession car elle sentait qu’elle se trouvait en face d’une nouvelle génération de responsables qui prennent le temps d’étudier leurs dossiers, qui sont à l’écoute et ne pratiquent pas la langue de bois. Quelques recommandations à l’issu de cette journée - Aménagement du cadre réglementaire et la mise en place d’un guide des honoraires ; - Aménagement de la capacité et de la compétitivité des cabinets par des fusions et par la formation continue; - Mise en place d’un système de qualification et d’un code d’éthique et de déontologie de la profession ; - Introduire dans les filières de formation un cursus propre à ce métier ; - Révision des taux d’imposition ; - Aménagement de la loi sur la formation continue. - Renforcement du partenariat avec les associations oeuvrant dans le domaine ; - Ouverture du pays sur l’extérieur impose à notre ingénierie de s’attaquer au marché extérieur africain et arabe et de s’armer pour lutter à armes égales avec les cabinets étrangers. Moncef Ziani Président de la FMCI • Lors de votre intervention, vous avez demandé aux bureaux d’ingénierie et cabinets conseils d’être volontaristes. Comment concevez-vous ce volontarisme vu leur taille et l’insuffisance en moyens dont ils souffrent ? M.Z. Comme je l’ai souligné dans mon intervention, c’est à eux à s’organiser au mieux en fusionnant entre eux quand la nécessité se fait sentir, à recruter et former un personnel efficient, à adhérer à la formation continue, à travailler en réseaux et à la limite à créer dans leur sein des services commerciaux (nationaux et internationaux) et de marketing. • Le nombre de bureaux d’études agrées est de 633 et votre fédération ne compte que 190 adhérents. Ne pensez-vous pas que c’est une faiblesse au regard des actions qu’il vous reste à mener ? M.Z. Au contraire, comparativement à d’autres corporations de métiers, nous sommes très bien lotis et fiers du nombre des adhérents à la FMCI qui, de surcroît, regroupe la plus grande part du chiffre d’affaires de la profession et les cabinets importants. Ce nombre est par ailleurs en constante progression.
 

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