Le dynamisme exemplaire des chambres de commerce étrangères Imprimer

 

 

On peut lire dans Wikipédia : « Une chambre de commerce (CC) ou une chambre de commerce et d’industrie (CCI) est un organisme chargé de représenter les intérêts des entreprises commerciales, industrielles et de service. »


La plus ancienne a été créée en 1599 à Marseille. Il s’agissait, à l’origine, d’un simple bureau de commerce composé de quatre consuls désignés au sein de la municipalité. C’est pourquoi une CCI est parfois dénommée « chambre consulaire », et le bâtiment où elle se trouve « hôtel consulaire ». Voilà pour la petite histoire.
Les chambres de commerces étrangères n’ont jamais fait preuve d’autant de dynamisme au Maroc. Certes, la plus importante, la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM), a toujours été très active. Elle est présente sur tous les fronts : investissements, conférences, évènementiel, salons… Elle n’a jamais démérité son titre tant son activité est multisectorielle.
D’autres chambres, autrefois moins actives voire moribondes, semblent aujourd’hui redoubler d’activité. En premier lieu, la Chambre italienne de commerce et d’industrie au Maroc (CCIM), qui connait ces dernières années un regain d’activité sans précédent. Avec tact et diplomatie, et sans constituer une gêne pour les opérateurs marocains, elle organise depuis 4 ans, avec la Foire de Vérone, MEDINIT EXPO, Salon italien du design et des technologies pour l’aménagement d’intérieur et pour la construction. Les exposants y sont exclusivement des opérateurs italiens désireux de faire affaire au Maroc. Petit à petit, la CCIM a développé cette rencontre qui est devenue un rendez-vous incontournable du savoir-faire italien en la matière, avec pas moins de 120 entreprises italiennes au rendez-vous cette année
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Prouvant à chaque fois que la taille n’est pas forcément un facteur de réussite, la petite mais ancienne (1925) Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise au Maroc (CCBLM) est le parfait exemple du rôle important que peuvent jouer ces institutions en matière de dynamisme de l’économie et d’échanges fructueux. La CCBLM vient d’organiser avec brio une rencontre sur le tourisme durable, lors de laquelle elle a mobilisé une brochette d’experts renommés. Mais son activité est continue et agit dans de nombreux domaines d’activité. Elle est portée par le dynamisme et l’engagement personnel d’un homme, Lucien Leuwenkroon, connu d’abord pour avoir lancé les fameuses capsules Lavazza au Maroc. La révolution du café, c’est lui !


Il y a également la Chambre allemande de commerce et d’industrie au Maroc, active en permanence sur le volet environnemental. Ce faisant, elle agit en caisse de résonnance d’une forte industrie allemande pionnière dans le domaine. Elle vient de lancer la 4ème conférence annuelle de Desertec Industrial Initiative (Dii), qui aura lieu à Rabat ces 30 et 31 octobre. Ce mois-ci a également vu l’initiative, assez rare il faut le dire, de la section commerciale de l’Ambassade d’Autriche, qui est le représentant de la Chambre Économique Fédérale d’Autriche. Sous le label ADVANTAGE AUSTRIA, elle est la vitrine de l’économie autrichienne à l’étranger et l’interlocuteur numéro un pour tout entrepreneur dans les échanges austro-marocains. Elle met à disposition son réseau et accompagne les entreprises autrichiennes pour trouver un partenaire au Maroc. Lors de cette dernière mission, le BTP était bien présent.


Le dynamisme de ces institutions prouve que le Maroc donne l’image d’un pays décomplexé, qui veut et peut jouer dans la cour des grands. Encore faut-il que le politique suive !


Fouad Akalay