Chapeau bas à l’EAC,

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Vendredi, 28 Novembre 2014 11:07

 

A l’occasion du centenaire de la promulgation du premier code d’urbanisme aussitôt suivi par le premier plan d’urbanisme de Casablanca, appelé plan Prost, l’Ecole d’Architecture de Casablanca ( EAC )a organisé, les 23 et 24 octobre, un colloque intitulé: "100 ans d’urbanisme à Casablanca 1914-2014 Lors de cette manifestation de grande envergure, l’EAC a réussi à fédérer autour d’elle les forces vives de la ville comme la Marie de Casablanca, l’Agence Urbaine ou encore l’association Casamémoire.


Les débats ont été centrés autour de trois principales thématiques, à savoir « Histoire des faits urbains et de l’urbanisme de Casablanca » ; « De la ville à la métropole, les acquis et les défis de Casablanca », et enfin, « Capitale mondialisée, quelle vision d’avenir pour Casablanca du XXIe siècle? ».
L’événement, dont la séance inaugurale fut rehaussée par la présence de deux Ministres, Lahcen Daoudi et Nabil Benabdellah, s’est déroulé dans plusieurs endroits de la ville dont la Mahkama des Habous, lieu choisi pour les conférences. Archimedia, en tant que partenaire, a monté une exposition de projets d’architecture contemporains se distinguant par leur originalité et leur audace dans la ligne de cette écriture urbaine si propre à la ville blanche.


Le programme très riche de cette manifestation, qui a mobilisée le staff de l’école d’architecture, a été digne des plus grandes rencontres qui ont déjà eu lieu sur le sujet. Les experts invités, aussi bien marocains qu’étrangers sont tous connus et reconnu pour leur maitrise des sujets. De Bruno Quezanne à Mohamed Tozy et Bernard Reichen, en passant par Jean Louis Cohen, la mobilisation était au firmament des potentialités disponibles pour aborder des sujets de première importance qui interpellent tous les bidaouis.


Après 10 ans d’activité, l’EAC a démontré que désormais Casablanca devait compter avec cet établissement qui s’affirme comme le centre de réflexion qu’elle a toujours tenu à être : une boite à outils au service de la ville. Ses étudiants, peuvent réfléchir sur des sujets de recherche de premier comme plan la réhabilitation des vieux quartiers, la gentrification, la mixité sociale, le polycentrisme. Etc.. Et la ville, qui a mis en place des think thank pour répondre à ses enjeux énormes, peut y puiser à satiété, des solutions pour son devenir, loin du travail technocratique et forcément étroit que permet la réflexion de fonctionnaire assujettis à la hiérarchie.


La présence des meilleurs experts a prouvé, s’il le fallait, que la direction de cette école jouit maintenant d’une confiance et d’une notoriété à la hauteur de l’accréditation qu’elle vient d’obtenir et qu’elle méritait, du reste, au vu de l’engagement de ses fondateurs, depuis longtemps. Avec cet évènement l’EAC s’est définitivement installée dans le paysage Casablancais auquel elle peut tant donner pour sa mise à niveau. N’est-ce pas le sens, là, le sens du discours Royal ?

 


Fouad Akalay